Sinik - coeur de pierre (d'après mon ex et malheureusement je deviens comme ca)

Je voulais trouver l'amour, j'y ai pensé mais j'aurais peur de le perdre

Avis de tempête, J'ai les symptômes du coeur de pierre!!!

Je sais très bien que le plus dur m'attend

Ici on couche en ignorant le blaze de la future maman

Sentiments balafrés, pour nous c'est pas la fête,

Dans les ghettos le mot je t'aime s'est jeté par la fenêtre

Alors dis-moi de réussite qu'elles sont mes chances si ce petit con de cupidon

est enfermé dans un bidon d'essence

J'avoue c'est dur, l'amour simule assidûment,

Sans doute lassé du banc

entre les doigts te file au fil du temps

J'aime ma mère les moments rares où je souris

Sont devant elle, ma men donne moi de l'or et je l'emmène

Sans la famille je te le confirme l'amour est mort

Et que Wallen vienne me prouver que j'ai tort

Tant mieux pour toi si tu le donnes aux petites garces

En 2003 la banlieue sud n'est pas le monde à Charles Ingals



{Refrain:}

Avis de tempête, J'ai les symptômes du coeur de pierre

Dans les ghettos le mot je t'aime s'est jeté par la fenêtre



Je ne suis pas fan de toutes ces femmes au passé trouble

Je suis encore jeune, je veux pas me casser les couilles au rayon paquets de couches

Faîtes l'amour pas la guerre disait le slogan

Ici y'a pas de mecs tendres, on fait les deux en même temps

Beaucoup t'en parle parce que beaucoup en sont capables

Mes sentiments sont en gard'av et mon sourire laissé dans mon cartable

Je rêve d'une meuf qui rêve de moi pas de mes droits d'auteurs

Partout dans les cités où les étoiles te font un bras d'honneur



{au Refrain}



Pour pleurer j'ai mes yeux, au fond des rues trop sont déçus

Situation paradoxale, je rêve d'une chose que je n'ai jamais eu

Je t'ai pas tout dit, l'amour est une toupie

J'ai tout compris depuis tout petit, les femmes t'embrassent mais t'oublient

Je n'aime que le shit et le peu-ra en apparence, patience
ont en partance, pas de chance

Evitons de se leurrer, je sais plus où je vais

Mais sache que tous les lascars se cachent pour pleurer

A mon avis, la vie t'apprend à baiser le hall,

A faire des caresses à la mort, dominer de la tête et des épaules

Je ne peux vivre, tu vois ce que je veux dire

L'amour te dit au revoir, merci pour tout je me tire

Et toi t'espère mais t'as tort, tu souffres et t'attends

Tes plus beaux rêves se sont faits percer la gorge

Tout le monde sait que sans les miens je serais malade

Je serais sans doute pas là, j'aurais foutu en l'air ma life

# Posté le mardi 17 mars 2009 07:05

Triste novembre de Marc-Antoine Tuvois ma puce j'ai pas zappé, ca fait maintenant 2 ans, je te promet que dans 3 ans il va le regretter

Lisa se souvient de son enfance
Elle n'a même pas passé l'adolescence
Elle souhaite que tout cela ne soit qu'un rêve
Pour chasser l'image qu'elle a de son père
Lisa se souvient de toutes ces nuits
Qu'il entrait dans sa chambre sans faire un bruit
Il lui disait qu'il serait toujours là
Mais ne pensait pas qu'il serait sous ses draps

Refrain:

Tous les soirs elle tremble
Chaque fois qu'elle pense
Que c'est son père qui viendra pour la border
Elle est seule dans sa chambre
Pleure en silence
Mais elle n'a personne pour la réconforter
Tout ce qu'elle veut c'est la chance
De vivre une enfance
Qui ne lui a jamais été accordée
C'est une journée d'automne
Un triste novembre
Que Lisa ne pourra jamais oublier

10 ans plus tard elle en souffre encore
Elle porte encore les traces sur son corps
Il lui disait que tout irai bien
Il lui répète encore le même refrain
10 ans plus tard il avoue ses torts
Sans émotions et sans aucuns remords
Mais il disait qu'il le regrettait
Trop tard car le mal est déjà fait!

Refrain

Mais Lisa reste forte
A la vie elle s'accroche
Elle se dit qu'un jour son cauchemar sera terminé
Elle en parle a ses proches
De son père elle décroche
Elle se dit qu'un jour de lui elle sera libérée

Refrain X2

# Posté le mardi 02 décembre 2008 04:04

Voila la chanson de la ou j'etudie

C'est nous les pharmaciens qui venont vous trouver
Du fond des facultés pour vous administrer
Les capotes, les forceps, la poudre à faire bander
Et la vaseline codex pour mieux pénétrer
La pine dans le con comme un couteau dans le beurre
Les impuissants baiseront avec ardeur, ardeur
Et si quelqu'un nous traite d'épiciers ooui d'épiciers
son cul fera connaissance avec not'pied, avec not'pied
Baisons ma mère
Devant, derrière,
Les p'tites pucelles,
Les vieilles maquerelles
Les filles de rien, les sales putains,
C'est nous les pharmaciens !
Les littéraires sont des andouilles
Les P.C.B. sont des bizuths, oui des bizuths
Vingt carabins n'valent pas la couille
D'un pharmacien, c'est bien connu, c'est bien connu !

En avant, en marchant et en gueulent :
C'est nous les pharmaciens

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 13:33

Texte de Arthur rimbaud : le dormeur du val

Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 12:34

Texte de Alfred de VIgny : la mort du loup

La mort du loup
I

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

II

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux !
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
- Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur !
Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. "
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# Posté le mercredi 22 octobre 2008 12:33